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Mercredi 16 juin 3 16 /06 /Juin 14:58

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Comment photographier la nature? Comment prendre des clichés en évitant les stéréotypes du paysage romantique? Telle était la question à laquelle il fallait répondre avant de se lancer dans ce projet.

 

            Bien que j’eusse eu l’habitude de prendre des photos couleurs, dénigrant le noir et blanc car trop facile, il était évident que prendre des images en couleurs de la nature aurait eu quelque chose de déjà-vu. Il fallait trouver un peu d’originalité. Le noir et blanc s’imposait donc de lui-même. Après il s’agissait de chercher autre chose que du simple paysage en noir et blanc, il fallait donner à la nature une touche en plus; autant un peintre peut dire de son œuvre qu’elle est originale, car les touches de couleurs n’ont pas pour simple but la reproduction, autant quelqu’un qui photographie la nature se contente de prendre ce qu’il a dans son cadre. La composition devient alors plus compliquée. Au début du projet, la société Lomo venait de ressortir ces petits appareils que tout le monde connaît maintenant sous le nom de camera-toys. J’achetai donc un fish-eye afin de donner une pâte un peu particulière à cette nature si banale, ou devrais-je dire, à ces prises si banales, car le problème ne vient pas de la nature mais du photographe.

 

 

            L’album photo « en vrac » sur ce site présente la meilleure quinzaine de cette série.

 

Par Demichelis - Communauté : Photo d'art
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Samedi 12 avril 6 12 /04 /Avr 19:05

 

Bienvenu sur mon site.

Vous pourrez y découvrir plusieurs de mes clichés en cliquant sur la fenêtre album photo à votre gauche.

Ma démarche de photographe consiste à mettre en scène un individu évoluant dans un espace qui semble aliénant. En effet ce sentiment d'aliénation à l'espace est souvent inconscient mais en tout cas n'oublie personne. " On ne choisit pas sa famille", on ne choisit pas non plus où l'on naît. Ce lieu commun révèle aussi qu'on ne choisit pas toute l'histoire de l'espace qui nous entoure, tout ce que les architectes, les urbanistes, les politiques ont voulu insérer dans cet espace. Cet espace où l'on vit, où l'on évolue et qui peut parfois nous contraindre, nous entraver dans notre évolution, voire dans notre pensée.

Car dans un quartier il n'y a pas que des bâtiments vides, il y a des gens qui l'occupent. Universités, ou centres commerciaux. Barres d'immeubles, ou pavillons. L'aliénation à des espaces différents entraîne une sorte d'opposition avec d'autres espaces, comme si leurs univers étaient incompatibles. Paradoxal si l'on estime que l'Univers englobe tout. Pourtant il se crée bel et bien des univers, qui n'ont, et ne méritent, pas forcément le titre de ghetto, mais qu'il faut savoir dépasser, pour que l'individu qui évolue dans les photos soit libre.

Cependant, malgré l'aliénation, un lien presque affectif semble se créer à cet espace, et ce lien paraît nécessaire, car sans lien avec l'espace, qu'il soit de révolte, ou de douceur, c'est le vide.

Vous ne manquerez certainement pas d'y retrouver une atmosphère kafkaïenne, car c'est la même démarche que K. ( Le procès) qu'effectue notre personnage, et les mêmes contraintes qu'il rencontre, sans forcément adopter la même attitude.


mon courriel: demichelis@hotmail.fr 

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Par Demichelis - Publié dans : demichelis
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Samedi 12 avril 6 12 /04 /Avr 18:26
   

            Faire de la photographie ce n'est pas juste être au bon endroit au bon moment. Ce serait trop beau s'il suffisait de se trouver au bon endroit au bon moment et de sortir son appareil photo pour prendre le cliché comme ça. Trop "beau", est-ce vraiment le terme d'ailleurs? Car sans faire aucun effort où est le travail artistique? La photo, ça n'est pas de l'instantané, même les journalistes ont tendance à faire de la mise en scène; ce n'est pas quand l'homme politique sort du ministère qu'ils sortent leur appareil photo, mais ils sont là déjà bien avant, ils ont déjà tout prévu quand l'acteur entre en scène.

    On pourrait comparer le photographe à un caméléon qui attend de prendre sa proie, il est là depuis un certain temps l'air de rien, il s'est fondu dans la masse et sa présence est devenue presque naturelle. On a l'impression qu'il ne regarde même pas ce qu'il veut prendre, quand, tout d'un coup, il appuie sur le bouton de son appareil, et à peine a-t-on eut le temps de s'en rendre compte qu'il a déjà fini. Pour ceux qui prennent des photos vous avez déjà dû remarquer combien il est difficile de prendre une photo dans un lieu public sans qu'une personne regarde l'objectif exactement au moment où vous prenez la photo, vous obligeant à refaire la photo. Pour éviter ce genre d'embarra mieux vos que la présence du photographe soit déjà familière pour passer inaperçue.
    Si le photographe débarque avec ses gros sabots et sort son appareil d'un seul coup, il va modifier radicalement l'atmosphère de départ dans laquelle il était, ça peut même sembler agressif pour les gens qui se trouvaient là à ce moment-là: "qui est ce type qui dit ni bonjour ni au revoir et qui se permet de me prendre en photo?" se diront-ils. Cette tension se percevra sur l'image. D'autre part si la première photo n'est pas la bonne certains auront tendance à en reprendre trois ou quatre avant de choisir la moins pire, tandis qu'en se concentrant sur une seule prise tous les éléments de ces quatre photos peuvent être réunis en une seule.

    Cependant vous me direz: et Wegee quand il va à la plage près de New York et que tous les baigneurs fixent l'objectif n’a-t-il pas dû faire un sacré cirque avant d'attirer autant l'attention? Bien sûr que oui, seulement il n'est pas dans la demi-mesure, il n'y a pas quatre ou cinq pékins qui regardent l'objectif, mais absolument toute la plage qui fixe l'objectif. Là il y a un véritable effort, l'art ici devient vraiment configurateur de monde dans le sens où ce n'est pas juste ce qu'il aurait pu prendre comme ça, à la dilettante, qui se présente dans sa photo, mais bien un univers configuré par l'artiste. C'est là où se situe la difficulté de la photographie: configurer un monde qui ne s'y prête absolument pas car les contraintes techniques sont tellement grandes (contraintes dans le sens où elles ne laissent pas de liberté de modifier ce qui peut être pris) que l'art du photographe devra être de les dépasser. Un peintre n'a qu'à jeter un coup de pinceau sur une toile blanche pour faire son oeuvre, tandis que le photographe part de l'oeuvre finie, la nature, le monde, pour la modifier.

 

 

Photo: Weegee .Coneyisland

Par Demichelis - Communauté : Photo d'art
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Dimanche 24 février 7 24 /02 /Fév 20:28
    C'est peut être parce que j'allais avec beaucop d'enthousiasme saul.jpg à cette exposition qu'elle m'a autant déplue. Dès les premières photos je me suis  sincérement demandé ce qu'elles faisaient accrochées au mur. On aurait dit des photos d'entraînement comme le peintre va faire quelques croquis avant de faire son tableau, ça peut parfois être intéressant mais là ça n'était vraiment pas le cas. C'était à se demander si les organisateurs de l'exposition n'avait pas voulu faire du remplissage pour occuper leurs salles qui ne sont déjà pas très grandes. Cette impression s'accentue quand nous arrivons enfin devant de superbes clichés. Car malgré cette introduction sévère, il faut reconnaître la beauté de plusieurs photographies.
    Saul Leiter a un univers bien à lui, ça se sent, mais un univers assez réduit. Nous sentons qu'il ne se pose pas trop de questions quand il prend sa photo, qu'il est vraiment dans l'impression esthétique immédiate. Seulement parfois il semble la chercher et nous avec sans forcément aboutir. Il a un problème: c'est un photogrpahe de mode, ça se sent aussi. Son monde en est teinté, et c'est dommage parce qu'on sent qu'il aurait pu avoir plus d'audace mais non, certaines ficelles de la mode restent présentes dans ses clichés. Alors parfois sa légèreté donne aussi de bonnes surprises; en se reposant sur ce qu'il sait faire il a certaines facilités à prendre quelques bonnes et belles photos, et d'autres fois on le sent trop hésitant pas assez préparé à cette situation de la photo d'art. 
Par Demichelis - Communauté : Photo d'art
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Vendredi 30 novembre 5 30 /11 /Nov 23:21
Gênes 01 est une pièce de théâtre de Fausto Paravidino qui se joue en se moment au théâtre de la colline dans le 20e à Paris, c'est un peu La pièce  à avoir vu de genes.jpg la saison.

Au delà de ça c'est quand même une pièce exceptionelle . Alors quel lien avec la photographie me direz-vous? Et bien cette pièce pose le problème du témoignage de nos jours, notament du témoignage photographique. Dans une société où la presse utilise la photographie comme moyen de témoigner il est intéressant de se poser la question de la validité des preuves photographiques. Certains diront qu'elles peuvent être retouchées, mais alors c'est un tolé dont tout le monde parle et que tout le monde dénonce, comme avec la photo  de Nicolas Sarkozy retouché par un magazine poeple. Dans nos société certaines notions sur la liberté de la presse semblent avoir bien été assimilé, au point que le crédit est plus  fort avec le soutien de l'image; le témoignage oral laisse plus de suspicions quand l'image assure une vérité. Par exemple lors de l'accident de Villier-le-bel, la véracité du témoignage des personnes se trouvant sur place n'a été entérinée que par l'apport d'image. Alors qui entérine cette vérité? et bien c'est la presse de l'image (TV photo-journalisme) qui se nourrit d'image et qui en a besoin pour faire valoir sa place face aux autres types de médias. L'image devient alors indispensable pour attester les thèses. Dans un sens cela entraîne une dévaluation du témoignage oral. Témoignage oral qui peut être aussi important pour s'assurer des faits, car là où une image fait autorité il faudra une dizaine de témoignages oraux.

Dans un autre sens l'image permet une diffusion plus vaste et rapide (surtout avec la télé et internet) et permet une prise de conscience internationale car l'image n'a pas besoin d'être traduite. Mais l'information écrite ou orale transmise manque bien souvent. Cependant, désormais là où il y a un appareil photo ou une caméra nous pouvons savoir beaucoup plus rapidement s'il y a un abus, violation des droits de l'Homme.  Et ce qu'on peut voir dans Gênes 01 c'est que  si nous pouvons nous insurger face au meurtre d'un manifestant c'est bien grâce à l'image qui nous montre sous deux angle différent comment les carabiniers ont réagis de manière disproportionée. Mais ce que rappelle aussi Gênes 01 c'est que nous n'avons pas vu un groupe de 90 manifestants se faire torturer dans une prison.  Ha vous ne me croyez pas quand je dis "torturé"? Vous n'avez pas vu d'images? peut-être que j'exagère? et oui, vous constatez que le témoignage écrit perd de sa valeur, tant soit peu que vous accordiez du crédit à ce que je dis et à ce qu'ils nous disent; les acteurs de Gênes 01.


Sur l'image on distingue une main qui brandit un pistolet vers la foule sortir de la fenêtre du 4x4 des carabiniers, l'homme qui va mourir est celui qui ramasse l'extincteur, il se situe à 4 mètres de la voiture et mesure 1m65. Gênes 01 explique que même la photo ne montre pas tout.
Par Demichelis - Communauté : Photo d'art
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